Bailleul

  • Hôtel de ville et beffroi de Bailleul - Nord (59) - Nord-Pas de Calais

    Hôtel de ville et beffroi de Bailleul - Nord (59) - Nord-Pas de Calais

    © P.Morès

Bailleul Grand'Place 59270 BAILLEUL fr

Occupée brièvement en octobre 1914, Bailleul accueille ensuite une véritable base arrière des armées britanniques, engagées dans les batailles de Flandre. Le 15 avril 1918, les Allemands s’en emparent, dans le cadre de leur offensive générale à l’Ouest.

Pendant plus de trois mois et jusqu’à sa libération, le 31 juillet, la ville est bombardée quasi quotidiennement par les Britanniques, puis par les Français. Près de 100 000 obus s’abattront ainsi sur la cité. Bailleul est détruite à 98 %. Parmi les bâtiments dévastés, il y a le beffroi qui date de 1686, surmonté de Mélusine, la sirène qui veille sur la cité depuis la même époque. Seul miracle : la vieille salle des gardes du XIIIe siècle, située au pied de l’édifice, a échappé à la destruction.

Chargé de la reconstruction de Bailleul en même temps que celle d’Armentières, Louis Marie Cordonnier va pouvoir appliquer certaines de ses idées sur une architecture flamande idéalisée. Il conserve pourtant une certaine liberté vis-à-vis des dogmes, par exemple à l’église Saint-Vaast reconstruite en style romano-byzantin. Mais il se heurte vite aux difficultés financières, dues au retard des aides de l’Etat. Néanmoins, la reconstruction permet la remise à niveau et la modernisation des équipements de la cité : écoles, complexe hospitalier, musée.

Mais c’est bien sûr dans la réédification de l’hôtel de ville et du beffroi, symboles des libertés communales si chères aux Flamands, que l’architecte lillois, en souvenir de l’édifice détruit, va donner toute la mesure de son penchant régionaliste. Bretèche centrale, tourelle d’angle, pas de moineaux, imposante toiture percée de lucarnes, tout est réuni pour affirmer le caractère flamand du bâtiment. Le beffroi adjacent et construit lui aussi en briques, au-dessus de la salle des gardes, culmine à 62 mètres. Il est coiffé d’un clocher à bulbe au sommet duquel la sirène Mélusine a retrouvé sa place de jadis.

 

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