Cimetière militaire portugais de Richebourg

  • Entrée du cimetière militaire portugais de Richebourg - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    Entrée du cimetière militaire portugais de Richebourg - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    © A.S. Flament

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    Cimetière militaire portugais de Richebourg - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    © A.S. Flament

Cimetière militaire portugais de Richebourg Route d'Estaires (RD 947) 62136 RICHEBOURG fr

Près du Mémorial Indien de Neuve-Chapelle, une enceinte blanche à l’imposante porte attire le regard. Face à une chapelle dédiée à Notre-Dame de Fatima, se dévoile derrière l’épaisse grille en fer forgé le cimetière militaire portugais de Richebourg. 1831 soldats reposent ici dans l’unique lieu de mémoire rappelant l’intervention de la nation portugaise dans la Grande Guerre.

Abandonnant sa neutralité, la toute jeune République portugaise s’engage en 1916 aux côtés des Alliés, marquant ainsi l’entrée sur la scène internationale du nouveau régime. Le corps expéditionnaire portugais, qui comptera à un moment jusqu’à 56 500 hommes, est placé sous le commandement britannique et affecté au front des Flandres, entre Laventie et Festubert. Son état-major prend ses quartiers au manoir de La Peylouse à Saint-Venant.

Les soldats portugais découvrent alors les tranchées qui, dans cette vallée de la Lys, sont en permanence humide et boueuse. De plus, faute de navires, tous réservés aux transports des troupes américaines, l’acheminement des renforts depuis le Portugal devient difficile et les officiers font cruellement défaut. 

Le 9 avril 1918, l’armée allemande déclenche « l’offensive Georgette » dans la vallée de la Lys dans l’espoir de remporter une victoire décisive avant l’arrivée des troupes américaines. En trois vagues successives, ses dix divisions déferlent sur les deux divisions portugaises, incomplètes, mal encadrées et surprises en pleine relève. Au cours de cette seule journée, les Portugais perdent près de 7500 hommes. Pourtant, le lendemain, aux côtés des Ecossais, les survivants s’accrochent à La Couture, avant de devoir se replier. Si les Allemands prennent Estaires, Armentières et Bailleul, ils échouent à entrer dans Béthune et Hazebrouck. L’offensive s’éteindra le 18 avril.

A La Couture, en hommage aux soldats qui ont défendu la commune, les gouvernements portugais et français inaugureront en 1928 un monument d’un saisissant réalisme : sur les décombres d’une église gothique, une allégorie de la Patrie portugaise vient en aide à l’un de ses soldats aux prise avec le squelette de la Mort.

 

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