Military Cemetery à Etaples

  • Etaples Military Cemetery - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    Etaples Military Cemetery - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    © A.S. Flament

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    Etaples Military Cemetery - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    © A.S. Flament

Military Cemetery à Etaples Route Départementale 940 62630 ETAPLES fr

Le plus grand cimetière du Commonwealth en France domine l’estuaire de la Canche.

Dans un enclos de six hectares, il abrite les restes de près de 11 500 soldats, issus de tout l’Empire britannique, majoritairement décédés des suites de blessures ou de maladie au cours de la Première Guerre Mondiale.

C’est en effet là, sur une étroite bande de terrain à la sortie du  port de pêche, que l’armée britannique crée à partir de 1915 ce qui deviendra le plus important complexe hospitalier de l’époque.

Au plus fort de ses activités, celui-ci rassemble une vingtaine d’hôpitaux totalisant 20 000 lits.
Ces établissements se spécialisent : celui-ci traite les maladies infectieuses ; cet autre reçoit exclusivement les prisonniers allemands travaillant dans les bases arrière britanniques ; un troisième est réservé aux infirmières volontaires venues porter secours aux combattants blessés.
En 1917, l’ensemble hospitalier admet, chaque mois, jusqu’à 40 000 blessés ou malades acheminés par une douzaine de trains-ambulances quotidiens.

Dans le vaste ensemble logistique britannique qui s’organise sur le littoral, les terrains disponibles au nord d’Etaples et situés à proximité d’une voie ferré et de la route de Boulogne offrent des conditions idéales à l’établissement du plus grand camp d’entrainement de l’armée impériale en dehors de Grande-Bretagne.

A peine débarqués à Boulogne-sur-mer, les soldats venant de tout l’Empire sont regroupés dans ce camp pour subir un dernier entraînement avant de partir pour le front, en Flandres, en Artois ou dans la Somme.
Le poète Wilfred Owen en parlera comme « d’une sorte d’enclos où l’on parque les animaux quelques jours avant l’abattoir ».
La dureté de l’entraînement et la brutalité des instructeurs créeront un climat de tensions entre les soldats et les autorités du camp qui aboutira au déclenchement d’une mutinerie le 9 septembre 1917.

 

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