Gare de l'Est / Fresque Le Départ des Poilus, août 1914

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Gare de l'Est / Fresque Le Départ des Poilus, août 1914 Rue du 8 Mai 1945 75010 Paris fr

La gare de l’Est a été inaugurée en 1850 par l’Empereur Napoléon III sous le nom d’embarcadère de Strasbourg avant de prendre son nom actuel.

Située dans le Xe arrondissement, sa façade ferme la perspective de l’axe nord-sud percé par le baron Haussmann.

Vocation stratégique

Contrairement aux chemins de fer du Nord à vocation industrielle, la ligne du chemin de fer de l’Est avait une vocation stratégique et défensive, essentiellement pour la mobilisation des troupes en cas de conflit avec l’Allemagne.

C’est ainsi que, le 2 août 1914, les alentours de la gare de l’Est ont été envahis par la foule des mobilisés.

Sur les quais de la gare, on entend "A Berlin, on les aura !". La gare de l’Est a vu transiter des millions de soldats entre 1914 et 1918, et accueilli de nombreux trains de permissionnaires et de blessés.

Fresque, Le Départ des Poilus

Dans le hall de l’aile gauche de la gare, on peut admirer une peinture monumentale de 60 m² (5m x 12m), Le Départ des Poilus, août 1914, œuvre de l’artiste américain Albert Herter (1871-1950).

Cette grande fresque raconte le départ des soldats français au front en août 1914. Elle fut peinte en souvenir de son fils engagé volontaire dans l’armée française, tué sur le front de Bois-Belleau, dans l’Aisne, en 1918 dans les derniers mois de la guerre.

Le peintre et sa famille, héros de la toile

Le peintre s’est représenté à droite du tableau avec un bouquet à la main, sa femme est à gauche de la composition, se tenant les mains jointes. Quant à Leur fils, il est ce personnage sis au centre du tableau qui lève les bras au ciel, à la portière d’un wagon.

Fleur au fusil et képi brandi de l’autre main, l’engagé volontaire attire le regard. Sa vaillance et sa prestance contrastent avec l’abattement des femmes, en larmes sur le quai.

Offert à la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est par le peintre, la toile fut exposée et dévoilée à la Gare de l’Est dès 1926, en présence du Maréchal Joffre.

Les façades et toitures de la gare de l’Est, ainsi que les halls d’arrivée et de départ, ont fait l’objet d’une inscription aux Monuments Historiques en 1984.

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