Ors Communal Cemetery

  • Cimetière militaire britannique d'Ors

    © Alain Battermann/ Tourisme Cambresis

    Cimetière militaire britannique d'Ors

    © Alain Battermann/ Tourisme Cambresis

  • L'église d'Ors et le cimetière britannique de la British War Graves Commission où se trouve la tombe de Wilfred Owen

    © Wikimedia Commons / Hektor

    L'église d'Ors et le cimetière britannique de la British War Graves Commission où se trouve la tombe de Wilfred Owen

    © Wikimedia Commons / Hektor

Ors Communal Cemetery Cimetière municipal - Rue de la Gare 59360 ORS fr

Dans le cimetière communal d’Ors, en Nord-Pas-de-Calais, un carré rassemble une soixantaine de tombes de soldats britanniques de la Grande Guerre. Au milieu de ses camarades du Manchester Regiment repose le Second Lieutenant Wilfred Owen tué le 4 novembre 1918, à l’âge de 25 ans, en tentant de traverser avec sa compagnie le canal de la Sambre à hauteur du village d’Ors.

Depuis l’été, les armées alliées, renforcées par les troupes américaines, ont engagé l’offensive dite « des 100 jours » qui aboutira à la libération des territoires occupés et à la demande par l’armée allemande d’un armistice. Ce même 4 novembre, les soldats néo-zélandais libèrent la ville du Quesnoy, 15 kilomètres plus au nord.

Très peu connu en France, Wilfred Owen demeure en Grande-Bretagne l’un des plus grands des « War Poets », qui ont relaté au travers de leurs vers leur expérience de soldat au cours de la Grande Guerre. Comme l’écrit Owen, « Mon sujet c’est la guerre et le malheur de la guerre ». A l’initiative de son ami, le poète Siegfried Sassoon, qui a également combattu en France, l’œuvre d’Owen ne sera publiée qu’à partir des années 1920. Le seul titre de ses poèmes « Ode à une jeunesse perdue », « Futilité », « Froid, première ligne » sont révélateurs de la violente dénonciation des conditions de vie du soldat et de l’horreur des combats qui transparait dans la poésie d’Owen. Son génie poétique aura été à la fois révélé et broyé par cette guerre.

Ors cultive toujours la mémoire de ce poète-soldat. La médiathèque communale porte aujourd’hui son nom et, à chaque date anniversaire de sa disparition, une commémoration rassemble Français et Britanniques. Deux associations, une dans chaque pays, s’attachent à la diffusion et l’étude de son œuvre. Et la maison forestière du Bois l’Evêque où Owen a passé sa dernière nuit et écrit sa dernière lettre, destinée à sa mère, sera prochainement réouverte au public, après l’intervention du plasticien britannique Simon Patterson qui prouvera toute la modernité des écrits d’Owen.

 

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