La route des Templiers en Occitanie

  • Place de la Liberté - Sarlat

    Place de la Liberté - Sarlat

    © L. REIZ / CRTA

  • Lavande dans le Sud-Ouest

    Lavande dans le Sud-Ouest

    © Atout France/Phovoir

  • Fontaine de Belz de l'île de Saint-Cado

    Fontaine de Belz de l'île de Saint-Cado

    © BEGNE Bernard - Région Bretagne

La route des Templiers en Occitanie

Cet ordre religieux et militaire a marqué le Moyen-Age. Il laissera sa marque sur le paysage français.

Commanderies (monastères bâtis comme des places fortes) et autres chapelles ou cryptes secrètes sont autant de vestiges qui témoignent de la grandeur puis du déclin de ces moines-soldats, qui portaient la fameuse croix "pattée" rouge sur fond blanc.

On retrouve des lieux identifiés en région occitane, notamment dans les Causses du Périgord, du Larzac et de l'Aveyron ; entre Aquitaine, Auvergne, Bourgogne et Languedoc. Mais d'autres sites gardés discrets racontent aussi la mémoire des Templiers.

En Périgord

  • A Sarlat
    ville réputée pour son patrimoine médiéval, au cœur d’un terroir très typé et d'un paysage généreux en superbes châteaux féodaux. Le bourg ancien possède un cimetière Templier, autour de la cathédrale, où l'on retrouve quelques tombes marquées de la croix distinctive. On y observe aussi une curieuse tour en forme d'ogive dite "lanterne des morts".

Dans le Larzac

  • La Couvertoirade
    village fortifié du Larzac.Son enceinte, parfaitement conservée, fut bâtie en fait par l'ordre "cousin" des Hospitaliers, au XIIème siècle. Le site est implanté au beau milieu du paysage rude et solitaire du plateau du Larzac. Mais il est aujourd'hui situé tout à côté du tracé de l’A75 (axe Clermont-Ferrand / Montpellier) et du fameux viaduc de Millau, donc très vite accessible. 
  • La Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon
    cette maison des Templiers conserve des éléments d'architecture intacts et est l'une des mieux conservées de France.

Et ailleurs...

  • Château de Poët-Laval
    en Drôme provençale, ce village perché sur les collines, possède les vestiges d'un château. Cette Commanderie du XIIème siècle fut fondée par les Hospitaliers. Une partie du site est reconverti en hôtel de charme. Le décor rehausse ici l’émotion des vieilles pierres du donjon : vignes, vergers et champs de lavande tout autour !
  • Commanderie d’Arville
    près d’Orléans, cet ensemble templier du XIIème siècle apparaît comme l’un des mieux préservés, et possède un musée thématique. Il raconte ainsi comment un Commandeur (dit aussi Précepteur) dirigeait une communauté de frères-templiers.
  • Troyes et sa cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul
    le site est d'abord occupé par un oratoire dès le IVème siècle puis par une cathédrale construite au IXème siècle, aussitôt dévastée par les Normands (alias les Vikings). On y rebâtit un édifice de style roman vers l’an 940, qui fut le siège du Concile de Troyes qui confirme le rôle majeur de l'Ordre des Templiers. L'ouvrage roman est néanmoins détruit 160 ans plus tard. Finalement, une cathédrale
    gothique, jamais achevée,  est érigée vers l’an 1200 ! 
  • Paris et sa rue du Temple
    quelques rues au nom "signifiant" rappellent que les Templiers tenaient une "maison" dans le quartier historique du Marais (3ème arrondissement).
  • Des villages en Bourgogne
    plusieurs communes portent un nom évocateur, mais ne comptent en fait que peu d'éléments concrets à visiter. Bure-les-Templiers possédait une commanderie principale, dont il reste aujourd'hui  "la cour carrée", et le "trésor" de l'église avec une dalle funéraire. Voulaines-les-Templiers garde, quant à elle, le souvenir d'une autre commanderie principale, dont il reste une tour massive et une tombe dans l'église.

Un peu partout en France, on rencontre des Chapelles dites des Templiers, comme à Saint-Cado (en Morbihan) Cressac (en Charente) ou Paulhac (en Creuse).

Un peu d'histoire...

L'Ordre des Templiers fut fondé au tout début du XIIème siècle, en Terre Sainte, lors de la première Croisade, et reconnu par le Concile de Troyes.

Il était formé par des seigneurs et des moines français qui se donnèrent pour mission de protéger l'accès des "Lieux Saints d'Orient" aux pèlerins ; d’où le nom originel des Chevaliers du Temple de Jérusalem. Ces preux et pieux compagnons d'armes se forgèrent ainsi une grande renommée.

A leur retour au pays, ils reçurent dons et honneurs qui leur permirent de construire des prieurés fortifiés, entourés de domaines agricoles : les Commanderies.

Charitables, les Templiers devinrent aussi des acteurs économiques. Gardiens du Trésor royal., Ils pratiquèrent même - parmi les premiers - le métier de banquier.

Jusqu'à 15.000 membres

L'Ordre va ainsi prospérer pendant deux siècles et devenir (trop) riche et puissant au royaume de France !L'aura des Templiers finit donc par effrayer le pouvoir royal et le Pape. C'est le roi Philippe Le Bel qui prit la décision de le dissoudre et faire disparaître l'Ordre en l'an 1307.

Tandis que le Pape Clément V lançait un procès en hérésie, les biens des Templiers furent confisqués ou détruits ; et le "grand maître" fut envoyé au bûcher. Il reste donc peu d'édifices historiques évoquant l'Ordre. Son destin tragique n'en inspira pas moins de nombreuses légendes romanesques.