Visitez Saint-Quentin, ville occupée

  • Place de l'Hôtel de ville de Saint-Quentin - Then and Now

    Place de l'Hôtel de ville de Saint-Quentin - Then and Now

    © Adrien Tutin Photographe

  • Cimetière allemand de Saint-Quentin

    Cimetière allemand de Saint-Quentin

    © FX. Dessirier

  • Conservatoire de Saint-Quentin - reconstruction - Façade Art Déco

    Conservatoire de Saint-Quentin - reconstruction - Façade Art Déco

    © FX. Dessirier

Visitez Saint-Quentin, ville occupée Place du monument aux morts 02100 Saint-Quentin fr

Pendant la guerre, Saint-Quentin a souffert des bombardements et de l’occupation. Les Saint-Quentinois, comme les habitants des nombreuses autres zones occupées de Thiérache ou du Laonnois, vivent une guerre différente de celle subie par les habitants de la France libre. Sous la botte allemande, la terreur règne. Tout moyen de communication avec le reste du pays est interdit. La logique de la machine de guerre du Reich impose que les territoires occupés soient directement affectés à nourrir leurs troupes. Les allemands procèdent à la germanisation du territoire et changent le nom des rues. Ils réquisitionnent produits et matériel.

Les industries de Saint-Quentin sont en partie démantelées. Le territoire occupé est considéré comme un réservoir de manœuvre. La vie quotidienne est particulièrement difficile : obligation de loger l’occupant, pénuries alimentaires provoquant carences et maladies, travail forcé, amendes pour les réfractaires, rafles de jeunes filles pour alimenter des maisons closes…

Pour les enfants, l’occupation se révèle douloureuse et constitue un véritable traumatisme. Les plus jeunes sont astreints aux travaux des champs, les plus âgés œuvrent dans les ateliers des usines réquisitionnées.

En mars 1917, l’armée allemande opère un repli sur la ligne Hindenburg. Elle évacue, en deux semaines, les 45 000 habitants de Saint-Quentin. Deux ou trois trains de 1.200 personnes partent chaque jour pour le Nord vers une destination inconnue. A peine la population partie, les Allemands pillent les maisons.

Le 1er octobre 1918, Saint-Quentin, qualifiée de ville inaccessible, derrière ces rangées de barbelés, est aux mains des troupes françaises et britanniques. Ils sont stupéfaits par le paysage en ruine de cette ville fantôme détruite à 80% et dont il ne reste que 253 habitants.

De cette époque, il reste le cimetière allemand, financé et inauguré par l’empereur Guillaume II en 1915. 8229 corps y reposent.
Cette nécropole est devenue un haut lieu du souvenir pour les familles allemandes.

Dans les années 1920, la ville se reconstruit sous l’influence Art Déco.

L’Office de tourisme propose des visites sur différents thèmes tels que le repli et le percement de la ligne Hindenburg, la vie pendant l’occupation et la reconstruction.

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