6 pistes de ski de légende dans les Alpes

Par Actumontagne – France Montagnes | Publié le : 25 février 2016
  • Sarenne

    Sarenne

    © Alpe d'Huez Tourisme / Laurent Salino

  • Aiguille Rouge - Les Arcs

    Aiguille Rouge - Les Arcs

    © Agence Merci / petewebb.com

6 pistes de ski de légende dans les Alpes

Sarenne, La Verte, Bellevarde… sont aux skieurs ce que les cols du Galibier ou du Tourmalet sont au cyclistes : des pistes qu’il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie ! Elles ont en effet ce petit supplément d’âme qui les rend incontournables. S’y engager ne revient pas seulement à descendre une piste de ski, mais à vivre une expérience inoubliable.

Sarenne, à l’Alpe d’Huez

16 km de long, 1830 m de dénivelé négatif entre le sommet du Pic Blanc et le pont du Gua, plus d’une heure de descente pour des skieurs de niveau moyen… Sarenne, piste la plus longue d'Europe, est assurément une piste à part.

L’atout numéro un de Sarenne, c’est le cadre sauvage dans lequel elle permet d’évoluer, avec au départ –depuis la terrasse du Pic Blanc– un panorama classé quatre étoiles au guide Michelin. Nouveauté de l'hiver 2016, l’installation de 72 enneigeurs devrait la rendre accessible près de 140 jours par an, contre 50 auparavant.

L’Aiguille Rouge, aux Arcs

Cette piste qui oscille entre le noir et le rouge a ceci d’exceptionnel qu’elle permet de glisser d’une traite du sommet du domaine skiable des Arcs à son point le plus bas, soit une descente de 7 km pour 2000 m de dénivelé négatif !

Avant de faire vos premiers virages, prenez le temps de contempler le panorama exceptionnel qui s’offre à vous, sur les Alpes françaises, suisses et italiennes, et même la chaîne du Jura lorsque les conditions sont bonnes.

La première partie de la descente s’effectue sur le glacier, sur une piste large où les amateurs de vitesse pourront se faire plaisir en taillant de grandes courbes. Elle se poursuit sur une crête donnant parfois une légère impression de vertige, avec le Mont Blanc en toile de fond.

Vers 2200 m d’altitude la piste devient plus sportive, avec pas mal de champs de bosses selon les conditions, que les skieurs moins aguerris peuvent néanmoins contourner par diverses variantes plus douces.

A noter que les 800 derniers mètres s’effectuent intégralement en forêt. Versant Est, Nord Est, à pratiquer de préférence en matinée, pour une descente ensoleillée.

Les Cascades, à Flaine / Grand Massif

Créée en 1994, la piste des Cascades est bien plus qu’une piste de liaison permettant de rejoindre Sixt-Fer-à-Cheval depuis Flaine, deux des stations qui composent le domaine skiable du Grand Massif.

Elle ravira les amateurs de balade et de beaux paysages, le long de ses 14 km et 1700 m de dénivelé. Peu technique (il s’agit d’une piste bleue), elle serpente à travers alpages et forêts, en bordure de la Réserve naturelle de Sixt-Fer-à-Cheval.

Elle offre un panorama grand large sur les grands sommets du Mont Blanc, au départ de la piste.

Cerise sur le gâteau, il n’est pas rare d’y apercevoir des chamois ou des bouquetins. Elle démarre du sommet du télésiège du col de Platé (2480 m d’altitude, à Flaine) et s’achève à Sixt.

La Verte, aux Houches

Contrairement à ce que son nom laisse penser, la Verte des Houches est … une piste noire ! Il faut dire qu’à l’époque de sa création, la classification des pistes ne répondait pas au même code couleur qu’aujourd’hui.

La Verte, c’est surtout l’une des très rares pistes en France homologuée pour accueillir des descentes de coupe du monde de ski alpin.

En chiffres, la Verte des Houches, c’est 3343 m de longueur pour 870 m de dénivelé, des pointes de vitesse à 140 Km/h, des sauts pouvant aller jusqu’à 80 m de long...

Vous l'aurez compris, pour la descendre, il faut être un bon skieur. Non seulement, parce qu'elle est souvent gelée car ombragée, mais aussi parce qu'elle est rythmée par de nombreux passages techniques et délicats. Les plus fameux ? La Cassure et le Goulet, redoutés par les meilleurs descendeurs mondiaux.

La Face de Bellevarde, à Val d'Isère

Bellevarde est une piste à part sur le circuit de la Coupe du monde de ski alpin. Là où la majorité des descentes voient les skieurs flirter avec les 110 km/h de moyenne, on dépasse à peine les 80 km/h sur la piste qui accueillit la descente masculine des Jeux Olympiques d’Albertville, en 1992.

En vous élançant sur les 3 km de cette piste qui affiche 960 m de dénivelé, vous skierez dans les traces de Franck Piccard, devenu vice-champion olympique de descente sur cette Face, où le vainqueur n’est pas celui qui réalise la course parfaite, mais celui qui fait le moins d’erreurs.

La Luc-Alphand, à Serre-Chevalier

Depuis le front de neige de Chantemerle (l’un des villages qui composent le domaine de Serre-Chevalier), on ne voit qu’elle, ou plus exactement son mur final.

A l’origine, cette piste noire, créée en 1940 et élargie en 1988 s’appelait l’Olympique. Elle fut rebaptisée « Luc Alphand » en hommage à l'enfant du pays, vainqueur du classement général de la coupe du monde en 1997. Sur ses 650 m de dénivelé (pour une longueur de 1990 m), elle serpente entre les chalets d’alpage et les mélèzes.

Elle présente quelques passages délicats et le schuss final est particulièrement raide.

Cette piste étant très fréquentée, il est préférable de l’emprunter le matin.

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