Allons danser sur les toits de Garnier à Paris

Par Julie Rovero-Carrez | Publié le : 17 février 2016
  • "Casse-Noisette" – Répétition avec le chorégraphe Edouard Lock

    "Casse-Noisette" – Répétition avec le chorégraphe Edouard Lock

    © Agathe Poupeney - Opéra national de Paris

  • "Casse-Noisette" – Répétition avec le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui

    "Casse-Noisette" – Répétition avec le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui

    © Agathe Poupeney - Opéra national de Paris

  • "20 danseurs pour le XXe Siècle" de Boris Charmatz – Danseuse Alexandra Cardinale

    "20 danseurs pour le XXe Siècle" de Boris Charmatz – Danseuse Alexandra Cardinale

    © Agathe Poupeney - Opéra national de Paris

Allons danser sur les toits de Garnier à Paris 8, rue Scribe 75009 Paris fr

Le 17 février 1960, pendant l’entracte du ballet de Maurice Ravel Daphnis et Chloé, André Malraux confiait le plafond du Palais Garnier à Marc Chagall. « J’étais troublé, touché, ému… », tels furent les mots prononcés par le peintre le jour de l’inauguration le 23 septembre 1964.

Un écrin à la hauteur du spectacle

Plus de 50 ans après, l’émotion est toujours vive pour quiconque pénètre l’Opéra de Paris. Car le spectacle ne se déroule pas seulement sur scène comme le montre le très joli film de Louis de Caunes Haut Vol, il est partout et à chaque instant : dans ces murs dessinés par Charles Garnier en 1861, dans cette salle conçue comme un hymne au style Napoléon III, dans ce lustre, l’escalier, cette coupole, dans les coulisses, mais aussi sur ce toit dominant Paris.

Léonore Baulac et Allister Madin, les deux formidables danseurs fraîchement récompensés du Prix 2014 AROP (Association pour le Rayonnement de l’Opéra de Paris), nous emmènent l’espace de quelques secondes dans leur quotidien : jouissance du danseur, labeurs des répétitions, concentration précédent l’entrée sur scène… On se surprend à avoir le trac quand le rideau se lève, à jubiler lors des premiers pas jetés sur scène, puis à rêver de nous envoler tout comme eux la tête dans les nuages !

"Talent et audace"

Mais on le sait, cela ne s’improvise pas d’être danseurs, surtout à l’Opéra de Paris. Alors on reprend sa place de spectateur et on se délecte de la programmation dessinée par Benjamin Millepied. Lorsque Stéphane Lissner, le directeur de l’Opéra National de Paris a confié la direction de la danse à ce célèbre danseur étoile, il attendait de lui « talent et audace ».

Dès le mois de septembre, la proposition de Boris Charmatz 20 danseurs pour le XXe siècle semblait répondre aux attentes : c’est un double parcours – physique et mental - qu’a imaginé le chorégraphe, celui du Palais Garnier et celui du XXe siècle à travers 80 solos à découvrir dans tous les recoins de l’Opéra excepté sur les planches !

Une programmation irrésistible

Pour cette première saison, Benjamin Millepied a souhaité offrir de l’originalité à travers des pièces issues de la tradition classique. Ainsi, Iolanta/Casse-Noisette, présenté en mars, propose dans une même soirée un opéra et un ballet. Avril célèbrera le grand retour de Maguy Marin avec une création engagée datant de 2002 Les applaudissements ne se mangent pas, tandis que la saison se clôturera avec William Forsythe dont l’œuvre n’a cessé d’évoluer à travers les années.

Nous nous délecterons encore pour la saison prochaine des choix de Benjamin Millepied avant de découvrir la programmation en 2017 de son successeur, la merveilleuse Aurélie Dupont. Après avoir fait ses adieux à la scène en tant que danseuse étoile en mai 2015, elle est nommée en février 2016 directrice de la danse de l’Opéra National de Paris. Bienvenue à elle et longue vie à cette Maison plus que tricentenaire !

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