L'Art fait ventre

Du 03 juin 2014 au 20 septembre 2014
  • Clara Gibson Maxwell, Isabelle Dufau et Guem; Itinéraire en Portraits Végétaux

    Clara Gibson Maxwell, Isabelle Dufau et Guem; Itinéraire en Portraits Végétaux

    © Christelle Westphal

  • La recette du Festin – Gilles Barbier 2013

    La recette du Festin – Gilles Barbier 2013

    © Adagp

L'Art fait ventre 21 avenue du Maine 75015 Paris fr

Pour sa deuxième exposition en résidence au Musée du Montparnasse, L’Adresse Musée de la Poste, présente du 3 juin au 20 septembre une expositionperformances qu’elle “mijote” depuis cinq ans. 

En effet, si la nourriture est aujourd’hui une grosse interrogation, depuis depuis le Pop Art et Daniel Spoeri en 1962, créateur du Eat Art, comment les artistes contemporains s’en emparent-il ? Que se cache-t-il derrière notre engouement pour la nourriture et quel rôle l’art joue-t-il, s’il en joue un ?

“L’exposition, cantines et performances L’Art fait ventre invite à s’interroger sur la façon dont l'art et les artistes explorent la nourriture, objet esthétique par excellence, sur la façon dont l’art fait ventre et sur un aspect social et commercial. 

Une autre manière de dire que la création artistique se fait autant avec le ventre qu’avec le cerveau. A la fois sérieuse dans son questionnement et festive dans sa démonstration, l’exposition s’appuie non seulement sur des oeuvres d’art contemporain (peintures, installations, vidéos…) mais est accompagnée de performances, dont la création du ballet Soul Kitchen par la danseuse chorégraphe américaine Clara Gibson Maxwell, réalisé avec la complicité de la danseuse Isabelle Dufau et du percussionniste africain Guem; de Food Sound System de l’Italien Don Pasta qui raconte la cuisine populaire italienne en compagnie de trois musiciens, adaptant la note au geste et à l’image; d’événements, notamment des banquets, un débat…

L’art contemporain témoigne encore et toujours de son attachement spirituel et biologique à la nourriture. Les artistes présentés dans l’exposition ont de la cuisine des perceptions diverses.

  • Winshluss, Martine Camillieri, Mathilde de L’Ecotais, dénoncent avec ironie et force les aberrations agro-industrielles, l’hyperconsommation ou la malbouffe. 
  • Roseline Delacour redonne une identité à des SDF, ces “artistes de la faim” involontaires, mangeant ce qu’ils trouvent... L’art ici fait ventre creux. 
  • Ce qui n’est pas le cas avec la série La recette du festin de Gilles Barbier où de pantagruéliques natures mortes, dans la plus pure tradition, déployées sur différents supports, donnent à voir une profusion d’aliments, d’une truculence toute rabelaisienne, la Dive bouteille en moins et les insectes en plus. 
  • La nature morte est également à l’honneur avec Pedro Diego Alvarado dont la toile saturée de bananes vertes et mûres, à la limite du pourrissement, fait passer au second plan la charge érotique de ce fruit, laissant sourd re une inquiétude. Stéphane Soulié n’est pas en reste puisqu’il introduit le temps d’une façon peut-être plus optimiste, donnant à voir la décomposition de ses natures mortes et leur recomposition. 
  • Olga Kisseleva continue le genre, chargeant ses compositions, proches des Flamands, du goût et des fantasmes de l’autre.
  • Brigitte de Malau travaille en scrutant la dimension onirique, imaginaire et sensible de la nourriture à travers des oeuvres mais aussi des événements, la célèbre et la partage en artiste avisée et consciente des enjeux qu’elle représente. 
  • Laurent Duthion, toujours à la lisière de l’art et de la science, titille tous nos sens et laisse l’imaginaire du visiteur s’imprégner des odeurs diffusées par ses masques olfactifs. 
  • Bevis Martin & Charlie Youle en exposant des denrées en céramique dans leur Pyramide alimentaire figent des éléments de la vie quotidienne et créent une distance entre l’objet et ce qu’il représente.
  • Avec Tortilla a la espagnola, Pilar Albarracín, affirme violemment son féminisme et met à mal les codes culturels de son pays en s’attaquant à un de ses symboles culinaires forts.
  • Joëlle de la Casinière, quant à elle, filme deux Japonais en train de lire des fragments de l’Empire des signes de Barthes, qui célèbre le raffinement, la créativité de la cuisine japonaise, “nourriture décentrée” par excellence.”

Horaires

Horaires d’ouverture : 13h à 18h du lundi au samedi
Fermeture de la billetterie à 17h30

Tarifs

Entrée libre

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