Carte blanche à Camille Henrot au Palais de Tokyo à Paris

Du 18 octobre 2017 au 07 janvier 2018
  • Minor Concerns, 2015

    Minor Concerns, 2015 - © Camille Henrot

    Minor Concerns, 2015

    Minor Concerns, 2015 - © Camille Henrot

Carte blanche à Camille Henrot au Palais de Tokyo à Paris 13 avenue du président wilson 75116 Paris fr

Du 18 octobre 2017 au 7 janvier 2018, le Palais de Tokyo confie à Camille Henrot (née à Paris en 1978, vit à New York) la totalité de ses espaces d’exposition à l’occasion de la troisième édition d’une série de cartes blanches, initiée en2013. Cette carte blanche à l’artiste française, lauréate du Lion d’Argent de la 55e Biennale de Venise en 2013, des prix Nam June Paik en 2014 et Edward Munch en 2015, permettra de rendre compte de la multiplicité de sa pratique, ainsi que de l’ampleur des intérêts qu’elle met en jeu.

Des œuvres inédites 

L’exposition explore comment la « semaine » et les jours qui la composent structurent notre rapport au temps. Elle révèle la manière dont cette invention nous rassure, en nous offrant un cadre commun et des routines, en instaurant un ensemble de contraintes et de dépendances. Elle mettra en scène de nombreuses œuvres inédites, notamment Saturday, son film le plus conséquent depuis Grosse Fatigue (2013, primé à la Biennale de Venise). L’artiste inclura également un ensemble de travaux récents conçus en prévision de cette carte blanche, présentés dans le cadre de ses expositions personnelles à la Fondazione Memmo (Rome, 2016), et à la Kunsthalle Wien (Vienne, 2017), ou encore à l’occasion de la 9e Biennale de Berlin (2016).

Une thématique : les jours de la semaine

Intitulée « Days are Dogs » en référence, notamment, à l’expression anglaise « Dog Days » qui désigne les jours de canicule, l’exposition se déroule en sept grandes parties thématiques. Chacune est consacrée à un jour de la semaine, allégorie d’un ensemble d’émotions et d’actions dont les œuvres se font l’écho. La structure des jours de la semaine, qui nous apparait comme une évidence, révèle son origine, celle d’une construction narrative issue de la mythologie : la lune pour lundi, Mars pour mardi, Mercure pour mercredi, Jupiter pour jeudi… 

À travers le choix de cette structure, l’une des plus banales de notre vie quotidienne, c’est notre rapport aux dépendances, les frustrations et les désirs qui rythment la vie qui sont parcourus. L’exposition explore ainsi des notions telles que la soumission ou la révolte, tant à une échelle intime, au sein des relations affectives ou sexuelles par exemple, qu’à une échelle collective dans un contexte d’hyperconnectivité où les rapports de force sociaux, économiques, culturels et idéologiques sont exacerbés. Cette hyperconnectivité s’applique aussi au langage, lors des échanges sur les réseaux sociaux par exemple, dans lesquels les intensités des vies privée et publique se trouvent mêlées.

Camille et ses collaborateurs 

Pour cette carte blanche, Camille Henrot a choisi de présenter un vaste ensemble d’œuvres, auxquelles s’ajoutent des productions d’artistes internationaux avec lesquels elle entretient un dialogue fécond : David Horvitz, Maria Loboda, Nancy Lupo, Samara Scott et Avery Singer. Elle invite également le poète Jacob Bromberg, avec lequel elle a collaboré sur plusieurs de ses œuvres, pour l’écriture des textes accompagnant l’exposition ainsi qu’un projet original. 

Adresse

Palais de Tokyo
13 Avenue du Président Wilson
75116 Paris

 

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