"Indiennes sublimes" au Musée de la Toile de Jouy

Du 21 février 2013 au 23 juin 2013
  • Jupe et casaquin, vers 1780, Provence Motif à la manière des indiennes

    Jupe et casaquin, vers 1780, Provence Motif à la manière des indiennes

    © Gilles Martin-Raget / Villa Rosemaine

  • Costumes Indiennes sublimes

    Costumes Indiennes sublimes

    © Gilles Martin-Raget / Villa Rosemaine

  • Indiennes sublimes, vers 1780 Caraco en toile peinte des Indes, jupe piquée en indienne bonnes herbes

    Indiennes sublimes, vers 1780 Caraco en toile peinte des Indes, jupe piquée en indienne bonnes herbes

    © Gilles Martin-Raget / Villa Rosemaine

  • Musée de la Toile de Jouy, Château de l’Eglantine, Jouy-en-Josas

    Musée de la Toile de Jouy, Château de l’Eglantine, Jouy-en-Josas

    © Anne-Laure Camilleri

"Indiennes sublimes" au Musée de la Toile de Jouy 54 rue Charles de Gaulle 78350 Jouy-en-Josas fr

Indiennes sublimes est présentée grâce à la passion de collectionneurs provençaux, sous la houlette de Serge Liagre, qui ont réuni une sélection de leurs plus belles pièces parmi lesquelles de nombreux costumes. Elle sera enrichie par des oeuvres des collections du musée de la Toile de Jouy.

L’exposition présente les indiennes, toiles de coton peintes et imprimées des Indes, de Perse, de Provence mais aussi de Jouy : près de 200 pièces textiles (palampores, chafarcanis, courtepointes, kalamkaris…) dont une vingtaine de mannequins costumés de différentes époques : arlésienne du XVIIIe, marseillaise du XVIIIe, bourgeoise du XIXe, robe 1er Empire, robe Napoléon III…

Moins connues que les fameuses « toiles de Jouy », si on donne à ce terme le sens de « toiles monochromes à personnages », leur production était pourtant bien plus importante.

Les indiennes

Palempore des Indes, Kalamkari de Perse, toiles imprimées de Nîmes, de Marseille ou de Jouy sont toutes connues au XVIIIe siècle, sous le nom d’ « Indienne », en référence à leur origine lointaine.

La tradition ancestrale des toiles de coton peintes ou imprimées à la planche de bois puis pinceautées, nous est arrivée de l’Orient et des Indes au XVIIe siècle. En Europe, seul les tissages de chanvre, de laine et de lin habillaient le peuple, les classes dominantes portant les velours façonnés, brocard de soie et d’or et autres riches soieries tissées.

Les compagnies d’importation occidentale des Indes portugaises, anglaises, hollandaises puis françaises vont « déballer » notamment à Marseille et Lorient des produits jusqu’alors inconnus : le café, les épices, les pierres précieuses, la percale et... les indiennes. L’engouement en Angleterre et en France est immédiat.

Les premières impressions françaises et anglaises seront au début de simples imitations avant de devenir, grâce aux efforts technologiques et esthétiques, de véritables “labels”. D’importants centres d’ « indiennage » se développent par centaines. Les plus célèbres en France : Marseille, Aix, Orange, puis Jouy en Josas - célèbre manufacture royale -, ainsi que Rouen, Nantes, Nîmes, Beautiran et bien sûr l’Alsace dont l’industrie florissante perdurera durant tout le XIXe siècle.

Horaires

Du mardi au dimanche de 11h à 18h.
Fermé le lundi.

Tarifs

  • Plein tarif : 7 €
  • Tarif réduit : 5 €

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