Paris : exposition Tribu/s du Monde : voyage au cœur de l’Humanité

Du 14 novembre 2016 au 02 janvier 2017
  • La photographe Anne de Vandière dans un village Hamar au sud de l’Ethiopie

    La photographe Anne de Vandière dans un village Hamar au sud de l’Ethiopie

    © Anne de Vandière

  • Badjaos-et-Rungus, Etat-de-Sabah Born

    Badjaos-et-Rungus, Etat-de-Sabah Born

    © Anne de Vandière

  • Tribu en Afrique

    Tribu en Afrique

    © Anne de Vandière

  • L'art de prendre le temps de vivre, Afrique

    L'art de prendre le temps de vivre, Afrique

    © Anne de Vandière

  • Le conteneur tapissé de scènes de vie indigènes

    Le conteneur tapissé de scènes de vie indigènes

    © Anne de Vandière

Paris : exposition Tribu/s du Monde : voyage au cœur de l’Humanité 17 Place du Trocadéro 75116 Paris fr

Le musée de l’Homme vous invite à un voyage au cœur de notre humanité grâce à l’exposition « Les Tribu/s du Monde ». L’occasion de prendre le pouls d’un monde que l’on connait trop peu.

La photographe Anne de Vandière porte son regard sur 45 ethnies qu’elle a visitées au cours des 7 dernières années. Sur le thème de la main, premier outil de communication chez les autochtones, la photographe recueille, en images, en mots et en sons, les témoignages de peuples rencontrés.

Impressions de visite

D’abord, vous serez séduit par la scénographie. Deux conteneurs dont chaque face est tapissée de photographies en noir et blanc, illustrent des hommes, des femmes et des enfants appartenant à 45 tribus réparties sur les 5 continents. Vous êtes immergés dans une forme de Rubik’s Cube lumineux qui révèle le secret du bonheur. Quelque soit le continent, les lieux abondent de sourires, de gestes du quotidien qui se répondent dans un tourbillon d’émotions et de sensations duquel vous sortirez heureux. Sur 4 murs rétro-éclairés, vous voilà transporté dans un voyage en plein cœur de destins rythmés par la simplicité des rapports humains. Le bonheur déroule son récit poétique, cadencés aux sons d’ambiances de villages, de chants initiatiques et d’échos de la nature. Ce témoignage se situe au carrefour de la photographie artistique et du reportage multimédia.

5 questions à Anne de Vandière, artiste-photographe de l’exposition Tribus/s du Monde

Durant 7 ans, vous êtes partie aux confins du monde pour découvrir 45 ethnies, dans quelle perspective s’inscrit votre action ?
Je veux montrer à nos sociétés développées combien les membres de ces tribus sont exemplaires dans leur façon de respecter la terre nourricière qu’ils travaillent pour assurer leur existence.

La main est vraiment omniprésente dans votre exposition, pourquoi ?
Une très belle phrase m’a été dite par une femme de la tribu Hamar d’Ethiopie :« Mes mains m’habitent, j’habite avec elles. » La main témoigne ainsi de l’incroyable vitalité de ces tribus. Dans leur quotidien, tout passe par la main, dépositaire de savoir-faire ancestraux propres aux dessin, à la broderie, à la sculpture… La main fabrique aussi la mémoire, sous la forme d’objets. Ces derniers laissent une trace à l’épreuve du temps pour raconter la vie d’aujourd’hui aux générations futures. La main sert enfin à passer le flambeau des légendes qui perpétuent leur culture.

Pourquoi le titre de l’exposition Tribu/s du Monde ?
Une tribu avec un « s » ou sans « s ». En fait, nous sommes tous membres d’une vaste tribu, mais, nous, occidentaux, l’avons oublié. Ces ethnies nous donnent des leçons de vie. Celles du vivre ensemble en se concentrant sur l’essentiel : être heureux simplement et vivre dans l’instant.

Comment aborde-t-on les indigènes dans leur milieu de vie ?
D’abord, je suis toujours très intimidée ! Beaucoup plus que ne le sont les personnes rencontrées. Accompagnée de mon interprète pour 2 mois de visite, je suis d’abord présentée au chef du village. Je lui montre mon travail consigné dans mes carnets nomades (exposés au Musée de l’Homme) en lui disant : « vous êtes les peuples de demain. Je voudrais en parler en Occident. Votre respect pour la terre nourricière fait de vous des exemples pour les populations occidentales. » Mes portraits, je les prends avec un appareil argentique (non numérique). Je ne vois donc jamais mes photos avant le retour. Je peux ainsi me consacrer entièrement aux gens rencontrés.

Auriez-vous un message à adresser au monde au terme de ces années passées à sillonner la planète ?
Ces peuples nous montrent comment profiter de l’instant. Ces individus sont des exemples d’un mode de vie que nous avons perdu. Cessons de les ignorer et de les fragiliser. Respectons-les, imitons-les.

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