Patrimoine : Des phares bretons aux tours génoises de la Corse

Publié le : 06 avril 2011
  • Le tour de manche à vélo, Balade à vélo au Cap Fréhel

    Le tour de manche à vélo, Balade à vélo au Cap Fréhel

    © TORSET Pierre/ CRT Bretagne

  • Tour génoise de Santa Maria, près de Macinaggio.

    Tour génoise de Santa Maria, près de Macinaggio.

    © Atout France/Fabrice Milochau

  • Vue de nuit au phare d'Eckmühl, Une expérience bretonne

    Vue de nuit au phare d'Eckmühl, Une expérience bretonne

    © JOB Nicolas/ CRT Bretagne

  • Ploumanac'h, randonnée sur la côte de Granit Rose, le phare de Mean Ruz

    Ploumanac'h, randonnée sur la côte de Granit Rose, le phare de Mean Ruz

    © BERTHIER Emmanuel/ CRT Bretagne

Patrimoine : Des phares bretons aux tours génoises de la Corse 35000 Rennes fr

Repères essentiels de l'histoire maritime

Les phares font toujours rêver les voyageurs et font l'orgueil des régions côtières. Ils racontent souvent une épopée humaine. Tout comme les intriguantes tours "génoises" des rivages de la Corse...

Sur le rebord d'un escarpement rocheux ou au bout d'un cap, toujours en pointe avancée, les phares balisent l'itinéraire des bateaux mais aussi le paysage côtier de l'Hexagone.
Ce patrimoine date principalement du milieu XIXème siècle mais les emplacements sont parfois d'usage depuis trois cents ans.

Exemple avec le Cap Fréhel, à 15 km de Pléneuf-Val André (Bretagne), dont le phare construit en 1950 culmine à 103 mètres de hauteur : il remplace un "feu" stratégique déjà implanté sous Vauban et Louis XIV, dans un magnifique site naturel de landes et de falaises.

Bien plus modeste et discret, le phare en pierres de Ploumanach' émerge du célébre chaos de blocs de granit rose, autour de Perros-Guirec : il en devient du coup très célèbre et photogénique.

En Bretagne toujours, à 30 km de Bénodet, le phare de la pointe de Penmarch' culmine lui à 60 mètres, depuis 1897. L'ouvrage porte un nom plutôt curieux pour cette région, étant baptisé "phare d'Eckmühl" en hommage à sa commanditaire. Il fut en effet financé par l'héritière d'un aristocrate français, qui possédait un titre de noblesse de la région bavaroise, en Allemagne.

Signalant l'entrée du bassin d'Arcachon, le phare du Cap Ferret se dresse lui à 47 mètres, au beau milieu des maisons et des pinèdes. Mais il s'affirme comme l'un des rares belvédères de ce littoral sablonneux et forestier, rivalisant avec le seul relief naturel du lieu : la grande dune du Pyla!

De même, le phare de l'Espiguette, près du Grau-du-Roi, émerge avec ostentation des sables et platitudes de la Camargue.

En Corse, c'est une étonnante collection de vénérables tours en pierres, solitaires, qui attirent l'attention. Bien conservées ou en ruines, rondes ou carrées, elles sont plus d'une soixantaine à résister depuis le XVI ème siècle, au bout de chaque cap et promontoire, souvent perdues dans une nature sauvage. Ces tours que l'on dit "génoises", parce que bâties au temps de la tutelle de cette république marchande de Gênes, servaient de vigies aux populations insulaires. Les hommes de veille alertaient la population à la vue des pirates "barbaresques", et tout le monde se réfugiait dans les montagnes pour éviter le pillage.

Comme celle de Capitello, près d'Ajaccio, les tours sont construites sur le même modèle (quinze mètres de haut, quatre étages, pour six gardiens), et réparties sur l'ensemble du rivage. Un vrai chemin de "petit poucet" qui peut inspirer le randonneur "nature" en bord de mer ou les plaisanciers en croisière côtière...