L’Oise dans la Grande Guerre

  • La Clairière de l'Armistice

    © Jean-Pierre Gilson

    La Clairière de l'Armistice

    © Jean-Pierre Gilson

  • Cimetière militaire de Tracy-le-Mont

    © Gregory Smellinckx

    Cimetière militaire de Tracy-le-Mont

    © Gregory Smellinckx

  • La carrière de la maison du garde - Tracy-le-Mont

    © Gregory Smellinckx

    La carrière de la maison du garde - Tracy-le-Mont

    © Gregory Smellinckx

  • Hameau de Bernaval

    © Gregory Smellinckx

    Hameau de Bernaval

    © Gregory Smellinckx

  • La carrière de la maison du garde - Tracy-le-Mont

    © Gregory Smellinckx

    La carrière de la maison du garde - Tracy-le-Mont

    © Gregory Smellinckx

L’Oise dans la Grande Guerre compiègne fr

L’Oise dans la Grande Guerre

 

Département au cœur de la Grande Guerre, l’Oise demeure fortement marqué par le premier conflit mondial. Occupé de septembre 1914 à mars 1917, ravagé par les combats de 1918, son territoire carrefour et son patrimoine historique situé sur des axes de communication majeurs, lui confèrent un rôle stratégique, dernier rempart avant Paris. Une double position qui lui permet d’être le premier département à redevenir français avec pour symbole la signature de l’armistice en forêt de Compiègne, le 11 novembre 1918. De la ruée allemande de septembre 1914 arrêtée à Nanteuil-le-Haudouin à la fixation du front dans le Noyonnais, point de départ de la Course à la mer jusqu’aux terribles offensives du printemps et de l’été 1918 (Bataille de Noyon, du Mont Renaud, de Lassigny, du Matz, d’Attichy), l’Oise porte les stigmates de combats marqués dans sa chair (victimes civiles et militaires), dans la pierre (destructions d’immeubles) et dans le sol (tranchées, abris, carrières sculptées, bunkers…).

De nombreux parcours thématiques, randonnées, circuits historiques associent la découverte de villages à celle, émouvante, du patrimoine de la Grande Guerre sur le Musée Territoire 14-18.

 

Le Sentier de la Grande Guerre à Tracy-le-Mont

 

Marquée par la Grande Guerre dès les premières semaines qui ont suivi le déclenchement des hostilités, Tracy-le-Mont possède un circuit historique de 6 km qui traverse le vieux village pour rejoindre la nécropole militaire et la carrière de la Maison du Garde. Ce parcours de mémoire présente tous les aspects de la vie quotidienne de 1914 à 1918 à travers dix panneaux et
dix silhouettes grandeur nature de soldats : le front, le champ de bataille, l’arrière, les lieux de repos, l’infirmerie, le lavoir, le cimetière de 3 200 soldats, les monuments édifiés pour les morts durant la guerre et bien d’autres encore comme La carrière, aménagée par le 219e régiment d’infanterie pour le cantonnement des soldats, ou "La Pansée", une maison rappelant les souffrances qu’endurèrent les poilus.

 

Retrouvez l’ensemble des balades mémoire sur www.oisetourisme-memoire.com – téléchargement gratuit des itinéraires

 

Les cimetières de guerre : honorer la mémoire

 

Civils ou militaires, Français, Allemands ou de nationalité alliée, les morts se sont comptés par milliers dans l’Oise. A la fin de la Grande Guerre, au fil des années suivantes, des nécropoles sont nées de la volonté de réunir les tombes dispersées, d’inhumer dignement les corps des soldats et d’honorer leur mémoire. Trois d’entre elles sont proposées à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO :

 

La nécropole nationale de Cuts est la seule nécropole en France où un hommage est explicitement rendu aux soldats des anciennes colonies françaises des Somalis et des Comores.

 

La nécropole militaire française et le cimetière allemand de Thiescourt présentent la spécificité d’avoir été une fosse commune mixte à l’origine, créée par les Français et redécouverte par les Allemands.

 

Dans la nécropole militaire française de Compiègne (Royallieu), on constate la présence de nombreuses sépultures de soldats des anciennes colonies françaises (Mali, Côte d’Ivoire, Algérie, Tunisie) ou d’un actuel département d’outre-mer (Martinique). De plus, la présence de 367 tombes musulmanes témoigne du respect de la religion des défunts lors des inhumations de la Grande Guerre.

 

Les autres lieux de visite

 

Le Musée Serge Ramond, véritable mémoire des murs, présente plusieurs centaines de graffitis gravés et sculptés dans la pierre par des soldats français, anglais, américains et allemands dans les carrières souterraines du Noyonnais, Soissonnais ou Chemin des Dames. Quelquefois naïfs, souvent d’une remarquable facture, ces graffitis et ces sculptures sont l’expression de leur imaginaire : un lascaux émouvant des temps modernes.

 

Les Carrières de Montigny concentrent en un même lieu des galeries souterraines, des habitats troglodytes et des témoignages de soldats durant la Grande Guerre. Lieu de repos, de détente et de soins au cours de la Grande Guerre, de nombreux régiments y ont transité allant à pied de la Somme vers la Marne ou les Ardennes et inversement. D’autres poilus y vécurent toute la guerre afin d’assurer la défense du secteur de Compiègne. Un hôpital militaire y avait même été installé, ce qui a permis à la carrière de rester française malgré les nombreux assauts de l’ennemi tout proche.

 

De l’Abbaye de Chiry-Ourscamp, occupée par les allemands et bombardée par les français en 1915, il ne reste que des ruines tendues vers le ciel. D’une beauté à couper le souffle, le site entraine le visiteur au fil d’un long parcours historique. Juste à côté, Noyon, ville martyre, est devenue dès le 30 août 1914, la ville la plus proche de Paris occupée par les Allemands. Ces 100 km de distance seront durant 30 mois d’occupation un enjeu stratégique majeur. Du climat de terreur subit par les Noyonnais aux bombardements du printemps 1918, la ville deviendra vite un symbole, prise et reprise par les Français.

 

 

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