Lorraine : Verdun, épicentre des batailles lorraines aux 3 frontières

  • Centre Mondial de la Paix_05.2011

    Centre Mondial de la Paix_05.2011

    © B. Barbier_CRT Lorraine

  • Ossuaire de Douaumont

    Ossuaire de Douaumont

    © Guillaume Ramon

  • Montsec_10.2009

    Montsec_10.2009

    © Michel PETIT

  • Fort de Douaumont

    Fort de Douaumont

    © Guillaume Ramon

Lorraine : Verdun, épicentre des batailles lorraines aux 3 frontières 55100 verdun fr

Capitale mondiale de la Grande Guerre, Verdun est le symbole des violentes batailles qui ont fait rage en Lorraine tout au long du conflit.

D’août 1914 à novembre 1918, le sang coule sur le sol lorrain, faisant des centaines de milliers de morts.


Du Massif des Vosges, seul front montagneux de France, à Verdun, en passant par Metz annexée et Nancy restée française, la Lorraine conserve les stigmates de la Grande Guerre. Cette terre blessée constitue aujourd’hui un exceptionnel conservatoire de sites et vestiges, témoins des combats qui s’y sont déroulés.

Le début de l’affrontement

Bien que mondial, le conflit est singulier en Lorraine du fait de sa situation géograhique et de l’annexion de Metz et la Moselle, territoires allemands de 1870 à 1918, suite à la guerre franco-prussienne.  
Avant les sanglants combats de Verdun, Français et Allemands s’affrontent dès 1914, lors de nombreux combats dans le Massif des Vosges et aux alentours de Nancy.
La Bataille du Grand Couronné abrite les combats de Lunéville et du Léomont non loin de Nancy. Après 8 changements de camp en une nuit, les Français conservent la main sur la Colline, emportant ainsi leur 1ère victoire de la Guerre.
Le Grand Couronné et plus particulièrement la Forêt du Bois-le-Prêtre est également le siège de combats si violents que les Allemands surnommèrent cette forêt le « Bois des Veuves » et les combattants français les « Loups du Bois-le-Prêtre » du fait de leur acharnement à combattre.

Verdun - Meuse, terre d’histoire

Dès septembre 1914, les Allemands tentant d’encercler Verdun, font une avancée importante dans les lignes françaises.
On l’appelle alors le Saillant de Saint Mihiel, qui s’étend des Eparges à Pont-à-Mousson en passant par Saint Mihiel.
La Crête des Eparges conserve les stigmates des terribles combats de 1915. Ce secteur englobe également la Tranchée de la Calonne, le lieu de rencontres entre les écrivains mobilisés tels Jean Giono et Alain Fournier.
 
Verdun s’est montrée digne de sa devise « On ne passe pas » durant les combats de 1916. 300 jours et 300 nuits de combats sans trêve, 300.000 morts et disparus, 400.000 blessés français et allemands, 9 villages rayés de la carte... faisant de ce choc frontal le plus meurtrier de l’histoire.
17 nations ont rendu hommage à la ville après guerre en lui décernant leur plus haute décoration et la nommant « Capitale de la Grande Guerre ».

Les champs de bataille de Verdun constituent un patrimoine unique au monde par l'authenticité et la richesse de leurs vestiges et sites. A noter par exemple le Fort de Douaumont, pièce maîtresse de la ceinture fortifiée protégeant la ville de Verdun ou encore le Fort de Vaux, symbole de l’héroïsme du Poilu de Verdun.              

La Citadelle souterraine de Verdun, véritable ville sous-terre organisée pour abriter 2000 hommes et les faire vivre, a joué un rôle majeur durant la bataille de 1916.
En novembre 1920 y est désigné le soldat inconnu reposant sous l’Arc de Triomphe à Paris.

Dans l’Argonne, haut lieu de la guerre des mines, la Butte de Vauquois est le meilleur exemple d'aménagement de souterrains "de vie". La mise en valeur et l'entretien de ce site en font l'un des sites majeurs de la Lorraine. Les Allemands y construisent le « Kaiser Tunnel » (tunnel de l’empereur) équipé de groupes électrogènes et d’un hôpital de campagne.

Enfin, lieu emblématique de l’arrière front français de la Grande Guerre, la « Voie Sacrée » est une route stratégique historique qui relie Bar-le-Duc à Verdun. Artère logistique vitale de la place de Verdun, elle est baptisée ainsi après la guerre par l’écrivain Maurice Barrès. Durant la Guerre c’est en moyenne un véhicule toutes les 13 secondes qui y passent.

Du côté allemand, l’arrière front compte par exemple la Batterie de Duzey où se trouve « La Grosse Bertha », un canon marine de 20 tonnes à très longue portée qui tire des obus de 380 mm, mais aussi le Camp Marguerre lieu de repos des soldats allemands également destiné au stockage et à la fabrication du béton.

Faire vivre la mémoire

Hormis les nombreux cimetières, différents sites de souvenir de la Grande Guerre existent en Lorraine. Ainsi, le Centre Mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l’Homme, situé dans le prestigieux palais épiscopal de Verdun, symbolise la réconciliation franco-allemande, moteur de la construction européenne.

En effet,  faisant écho à la rencontre De Gaulle - Adenauer de 1958, la poignée de main Kohl - Mitterrand de 1984 a scellé le rapprochement entre la France et l'Allemagne, les 2 piliers de l'Union Européenne. Le Centre présente par ailleurs une riche programmation d’expositions temporaires à caractère artistique et/ou historique, complémentaires à la visite des champs de bataille.

Le Monument à la Victoire et aux Soldats de Verdun accueille chaque année une cérémonie qui s'inscrit dans le cadre des commémorations de l'Armistice et du Choix du Soldat Inconnu. Sur les champs de bataille, le Mémorial de Verdun, créé en 1967 sous l'égide de l’ancien combattant Maurice Genevoix, retrace l’histoire de la plus célèbre bataille de la Grande Guerre. Le site rouvrira en novembre 2015 après d’importants travaux de rénovation.
A proximité, les restes non identifiés de 130000 soldats français et allemands, sont gardés au sein de l’Ossuaire de Douaumont afin de préserver leur souvenir.

La Tranchée des Baïonnettes, monument construit par un mécène américain, est inspirée de la légende de soldats français qui auraient été ensevelis debout dans leur tranchée lors de violents bombardements.

En mémoire de l’implication américaine dans la Grande Guerre, les Etats-Unis ont érigé en 1932 le Monument Américain de la Butte de Montsec. Il commémore l’offensive de la 1ère armée américaine en septembre 1918 et les combats livrés jusqu’en 1918. La butte de Montsec offre un panorama magnifique sur le lac de Madine et les Côtes de Meuse.

Par ailleurs, le Cimetière militaire américain de Romagne sous Montfaucon est, avec ses 14 246 croix la plus grande nécropole américaine d’Europe. Les soldats américains tombés lors des combats de libération du secteur Meuse-Argonne y reposent.
La Tour Américaine de Montfaucon en Argonne a été érigée par la Commission des monuments de guerre américains en mémoire des 28000 Américains qui ont combattu pour la reprise de la colline de Montfaucon les 26 et 27 septembre 1918. C’est la plus grande bataille de l'histoire américaine de l'époque.

Related videos

 
 

Vidéos affiliées

 
 
 
 

A proximité