La Première Guerre mondiale sur le front occidental 1914-1918

  • Les travailleurs chinois dans les manufactaures de guerre transportant des barres de 75,  région de Lyon (Rhône), mi septmbre 1916

    Les travailleurs chinois dans les manufactaures de guerre transportant des barres de 75, région de Lyon (Rhône), mi septmbre 1916

    © Piston/Excelsior-L'équipe/Roger Viollet

  • Le 2 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France, l'ordre de mobilisation, placardé dans toute la France obligent des millions d'hommes ayant éffectué leur service militaire à se préparer pour la guerre. Ici le départ des troupes rouennaises, la classe 1914, scène immortalisée par le photographe amateur Louis Chesneau. Cote 157 Fi P4100,

    Le 2 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France, l'ordre de mobilisation, placardé dans toute la France obligent des millions d'hommes ayant éffectué leur service militaire à se préparer pour la guerre. Ici le départ des troupes rouennaises, la classe 1914, scène immortalisée par le photographe amateur Louis Chesneau. Cote 157 Fi P4100,

    © Archives départementales de Seine-Maritime

  • Eclatement d'un obus sur des soldats allemands pendant un assaut

    Eclatement d'un obus sur des soldats allemands pendant un assaut

    © L'Illustration

  • Champagne Septembre 1915 Tahure, Maurice Le Poitevin. Dessin au fusin et aquarelle représentant quatre soldats français montant à l'attaque équipés d'un masque à gaz. Les premiers masques de protection contre les gazs étaient de simples tampons, ensuite complétés de lunettes.

    Champagne Septembre 1915 Tahure, Maurice Le Poitevin. Dessin au fusin et aquarelle représentant quatre soldats français montant à l'attaque équipés d'un masque à gaz. Les premiers masques de protection contre les gazs étaient de simples tampons, ensuite complétés de lunettes.

    © Historial de la Grande Guerre-Péronne (Somme). Photo Yazid Medmoun

  • La fabrication des casques est l'une des plus typiques industries de la guerre.

    La fabrication des casques est l'une des plus typiques industries de la guerre.

    © Wackernie/Excelsior-L'équipe/Roger Viollet

  • Les besoins de l'indudtrie d'armement provoquent un afflux massif de population et obligent à recourir à la main d'œuvre féminine : Bourges passe de 46 000 à 110 000 habitants pendant le conflit, Cote : 7 fi Bourges 965.

    Les besoins de l'indudtrie d'armement provoquent un afflux massif de population et obligent à recourir à la main d'œuvre féminine : Bourges passe de 46 000 à 110 000 habitants pendant le conflit, Cote : 7 fi Bourges 965.

    © Conseil Général du Cher, direction des archives départementales et du patrimoine

  • La photographie montre l'image d'une ville martyre de la Première Guerre mondiale. Récupérée par les Français à l'issue de la bataille de la Marne, Soissons est bombardée jusqu'en  1917 […] (don de la Société protectrice des animaux)

    La photographie montre l'image d'une ville martyre de la Première Guerre mondiale. Récupérée par les Français à l'issue de la bataille de la Marne, Soissons est bombardée jusqu'en 1917 […] (don de la Société protectrice des animaux)

    © Archives départementales de l'Aisne

La Première Guerre mondiale sur le front occidental 1914-1918

Le début de la guerre

Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois, est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. Cet événement provoque une crise diplomatique dans une Europe où le sentiment de puissance nationale est encore très fort. En quelques semaines, le continent plonge dans la guerre par le jeu des alliances militaires. Au 4 août, deux camps se font face : les Empires centraux (Allemagne et Autriche-Hongrie) et les puissances de l’Entente (France, Royaume-Uni, Russie et Serbie). Deux front se forment et se figent dès l’automne, après les premières batailles : à l’est, de la mer Baltique à la mer Noire, à l’ouest, de la mer du Nord à la Suisse. Les belligérants entrent alors dans une guerre de position. Sur le front ouest, les armées s’enterrent dans des tranchées et les lignes ennemies qui se font face sont distantes de quelques centaines à quelques dizaines de mètres parfois. L’armée française occupe la partie méridionale de la ligne du front des Vosges à la Somme et les troupes de l’Empire britannique prennent le relais de la Somme à la mer du Nord.

La violence des champs de bataille

La guerre se transforme vite en guerre de siège où règnent l’artillerie, les mitrailleuses et de nouvelles armes comme le gaz de combat. La Première Guerre mondiale marque un tournant dans l’histoire des violences du champ de bataille. Jamais dans l’histoire, la puissance du feu avait atteint une telle intensité. En un jour, le 21 février 1916, les Allemands tirent un million d’obus sur les positions françaises de Verdun. Les soldats sont mal protégés et les atteintes au corps sont très impressionnantes. Les blessures sont, pour 70% des cas, dues aux bombardements de l’artillerie.

Des sociétés bouleversées

La durée de la guerre nécessite la mobilisation des industries, des troupes coloniales et de la société tout entière : la guerre devient totale. Devant l’allongement imprévu du conflit, les belligérants doivent faire face à des problèmes économiques nouveaux. Pour maintenir un effort de guerre constant, il faut assurer une production massive de matériel militaire et le ravitaillement de l’armée et de la population. La mobilisation des hommes impose de les remplacer dans leurs activités civiles. Les femmes supportent alors une grande part de la production économique, dans les usines et dans les champs.
La guerre bouleverse également la conduite de l’économie. Jusqu’en 1914, l’Etat intervenait peu ; désormais il doit organiser et financer une grande partie de la production industrielle : c’est l’économie de guerre. Face à des dépenses croissantes, l’Etat augmente ses recettes en recourant notamment aux emprunts.

La fin de la guerre

En 1917, deux événements marquent un tournant : les Américains entrent en guerre auprès des puissances de l’Entente et la révolution bolchevik met fin à la guerre entre la Russie et les Empires centraux. En 1918, la guerre de mouvement reprend donc : l’armée allemande lance de grandes offensives et perce le front. Mais les contre-offensives alliées l’obligent à reculer et prennent définitivement l’avantage. En proie à une révolution, l’Allemagne demande un armistice.
Il est signé le 11 novembre à Rethondes.