Les prix littéraires français

  • Passants aux abords d'une librairie ancienne vendant des livres neufs et d'occasion.

    Passants aux abords d'une librairie ancienne vendant des livres neufs et d'occasion.

    © Atout France/Pascal Gréboval

Les prix littéraires français

Fin octobre - début novembre en France marque la traditionnelle valse des prix littéraires, toujours très attendus tant par le milieu que le grand public. L'occasion de dresser ici un inventaire non-exhaustif des plus connus qui, bien que frères ennemis pour certains, sont pour la plupart liés les uns aux autres. 

Le plus convoité

Le prix Goncourt : créé en 1896 par décision testamentaire des frères Goncourt, le 1er prix Goncourt a été décerné en 1903. Il est incontestablement lié au prix Renaudot créé en 1926 par dix critiques et journalistes littéraires attendant la proclamation du Goncourt. Le Goncourt a pour antichambre le restaurant Drouant qui y assure le couvert au moment de la délibération.

Lauréat 2013 : Pierre Lemaitre avec Au revoir là-haut (Albin Michel).

Le plus impatient

Le prix Renaudot : prix complémentaire du Goncourt puisque les résultats y sont proclamés quasi-simultanément dans le cadre même de la maison Drouant.

Lauréat 2013 : Yann Moix avec Naissance (Grasset).

Le plus féminin

Le prix Fémina : créé en 1904 pour un jury exclusivement féminin, comme son nom l’indique, a contrario du Goncourt un peu trop misogyne au goût de certaines femmes de lettres de l’époque.

Lauréat 2013 : Léonora Miano avec La saison de l'ombre (Grasset).

Le plus impatient (épisode 2)

Le prix Interallié : automne 1930, prenez une trentaine de journalistes qui trépignent et attendent la délibération du Fémina dans les salons de l’Interallié. Que croyez-vous qu’il se soit passé ?

Lauréat 2013 : Nelly Alard avec Moment d'un couple (Gallimard).

Le plus contestataire

Le prix Décembre : créé en 1989 par un ex-juré du Goncourt en désapprobation de l’œuvre couronnée cette année-là. Comme ses confrères, Décembre est décerné en novembre et ne doit son nom qu’à un problème de droit d’utilisation.

Lauréat 2013 : Maël Renouard avec La Réforme de l’opéra de Pékin (Payot/Rivages).

Le plus académique

Le Grand prix du roman de l’Académie française : créé en 1915 et décerné par l’Académie française, il ouvre traditionnellement la saison des grands prix.

Lauréat 2013 : Christophe Ono-dit-Biot avec Plonger (Gallimard).

Le plus prometteur

Le prix Médicis : créé en 1958, il s’attèle plus particulièrement à honorer un jeune auteur, un premier roman.

Lauréat 2013 : Marie Darrieussecq avec Il faut beaucoup aimer les hommes (P.O.L.).