Le Tour de France à la voile fait rêver les « p’tits Belges »

Le Tour de France à la voile fait rêver les « p’tits Belges »

Le Tour de France à la voile s’est élancé le 7 juillet de Dunkerque. Un voilier belge figure parmi les concurrents : celui du skipper Olivier Gagliani. La responsable d’équipe, Mady Fobert, nous a accordé un entretien entre deux étapes.

Tour de France à Voile

Quel est votre rôle exact au Tour de France et au niveau de la voile belge en général ?

Je suis administratrice et capitaine d’ancrage du Bruxelles Royal Yacht Club. J’ai aussi mis sur pied, il y a 24 ans, l’association Bel-Yachting qui a pour but la promotion des sports nautiques en Belgique. Et je pratique moi-même la voile, ma passion depuis de nombreuses années.

Les Belges au Tour de France à Voile

A quand remonte votre amour pour le Tour de France à la voile ?

Je connais le Tour depuis longtemps puisque j’y ai inscrit un équipage pour la première fois en 1993. J’ai tout de suite été conquise par l’événement, tant sportivement qu’humainement. Depuis lors, c’est l’événement phare de ma saison. Et je l’aborde toujours avec la même envie : celle de permettre à des jeunes de se lancer et de connaître le haut niveau. Plus de 400 jeunes sont déjà passés sur mon bateau. Et ce n’est pas fini ! Tant que le physique me le permettra, je continuerai.

Vous dites avoir été directement conquise par l’événement, notamment sur le plan humain…

Oui car on y fait de très belles rencontres ! On côtoie des ténors de la voile qui font pourtant preuve d’une très grande humilité. Sur l’eau, bien sûr, c’est chacun pour soi mais sur terre, il y a beaucoup d’entraide. Il n’est pas rare de voir un amateur recevoir des conseils de professionnels de la discipline, qui ont déjà fait des courses mythiques comme le Vendée Globe.

Tour de France à Voile les belges

Revenons plus particulièrement à ce Tour à la voile 2017. Quel est votre objectif ?

Je dis toujours que notre première victoire est d’être présent à la ville départ et que notre deuxième victoire est d’être présent à la ville arrivée. On a un petit budget et on reste des amateurs qui se mesurent à des pros et à des grands noms de la discipline. Finir le Tour est déjà une belle réussite pour nous.

Le Tour de France à la voile fête cette année son 40e anniversaire. Il compte neuf étapes : Dunkerque, Fécamp, Jullouville, Arzon – Port du Crouesty, Les Sables d’Olonne, Roses en Espagne, Le Grau-du-Roi – Port de Camargue, Marseille et Nice. Parmi les 29 Diam en course, on retrouve l’équipage belge
« be.brussels Caraïbos », mis sur pied par Mady Fobert. Il est composé par les Belges Olivier Gagliani, Bernard Wilmet, Colin Decorte, et Morgan Wirtz ainsi que par les Français Ronan Hamon et Clément Commagnac.

Par quelle ville avez-vous été charmée durant ce Tour ?

On n’a généralement pas le temps de visiter, on ne voit souvent que les ports et leurs alentours. Mais cette année, j’ai découvert Jullouville en Normandie et je dois dire que c’est superbe ! Il y a là-bas une plage immense, avec la mer à perte de vue et Saint-Père de l’autre côté… C’est un endroit que je recommande pour des vacances ou un long week-end.

Tour de France à Voile Bretagne

Vous attendez d’autres étapes avec impatience cette année ?

Arzon - Port du Crouesty, les Sables d’Olonne qui sont la capitale du Vendée Globe ou encore Marseille… Tous les villes ont leur charme en France ! Mais c’est vrai que Nice est particulier, avec tous ces bateaux alignés le long de la Promenade des Anglais.

Tour de France à Voile Nice

Et depuis que vous participez au Tour de France à la voile, quelles villes avez-vous préféré ?

J’ai globalement une préférence pour les plus petites villes. Mais l’année passée, j’ai apprécié Baden dans le Morbihan et Roscoff dans le Finistère. La Bretagne est vraiment très belle.

Tour de France à Voile Bretagne

Quel est votre meilleur souvenir lors d’un Tour de France à la voile ?

Il remonte à l’époque du premier voilier FARR 30. Lorsqu’il a été aligné pour la première fois au Tour de France, on a fini à la troisième place en amateurs. Une belle surprise. Mais après, tout le monde a pris ses repères et s’est habitué au modèle. On n’a plus pu reproduire pareille performance. On n’a pas les mêmes moyens que d’autres équipages.

Tour de France à Voile Bretagne

La voile n’est pas le sport le plus prisé en Belgique. Ce n’est pas trop difficile de se faire une place parmi les autres disciplines ?

C’est sûr que trouver des sponsors n’est pas toujours simple mais j’ai la chance de compter sur des soutiens fidèles. Si la donne est différente en France, en Belgique, il n’y a pas de secret, il n’y en a que pour le football et le cyclisme, ou presque. Mais je constate quand même que la voile continue de faire rêver les jeunes.

Une fois le Tour à la voile terminé, vous soufflerez un peu en France ?

Oui ! Mais quand je pars en vacances en France, c’est toujours lié à la voile. D’ailleurs, mon prochain séjour en France, je le ferai pour le départ de la Transat Jacques Vabre.